historique

L’hôpital neuropsychiatrique CARAES NDERA a été fondé par la Congrégation des Frères de la Charité, qui en est le propriétaire depuis le 4 juillet 1968.

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Avant l’indépendance du pays, les malades mentaux qui devaient être hospitalisés, étaient envoyés à Bujumbura (Burundi) où un service psychiatrique fonctionnait à l’hôpital général Prince Régent Charles à partir de 1951 grâce à la tutelle belge.

Après l’indépendance de 1962, les autorités rwandaises se voyaient devant le problème : « Quoi faire avec nos malades mentaux ? ». Déjà en 1964, elles contactaient les Frères de la Charité et leur demandaient s’ils ne pouvaient pas aider à résoudre ce problème. En 1968 fut signée une convention et la même année, la première pierre fut posée par le Président de la République, Nonce Apostolique, Archevêque de Kabgayi et le Supérieur Général des Frères de la Charité. A la venue de deux premiers frères, la même année, ceux-ci commençaient à visiter régulièrement les malades mentaux internés dans la Prison Centrale de Kigali, la capitale du Rwanda.

Le premier malade fut hospitalisé en 1972. L’hôpital à l’époque nommé « centre » était prévu pour 60 malades avec la possibilité d’une extension de 60 malades. Dès le début, on soignait aussi bien des femmes que les hommes.

De 1968 à 1994, l’hôpital a connu une croissance remarquable dans l’infrastructure, le personnel et l’expansion. Il a pu créer une antenne à Butare au Sud du pays, ouvert officiellement en date du 30 octobre 1978 et fonctionnel depuis 1980. Au début le centre comptait 20 lits. L’hôpital a également initié les équipes mobiles pour atteindre le plus des malades qui se trouvaient à l’intérieur du pays.

Au moment du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, l’hôpital n’a pas été épargné. Il a été détruit, le personnel massacré, le reste prenant le chemin d’exil. L’équipement a été pillé et quelques archives disparus.

Après le génocide

De 1995 à 1996, les frères de la charité ont repris les activités et avec l’aide de la coopération suisse, de la coopération belge, l’hôpital a été réhabilité, le nouveau personnel formé, l’hôpital rééquipé.

Depuis la reprise des activités en 1996, l’hôpital connaît une progression rapide. Les patients qui arrivent dans un état de crise aiguë quittent vite la salle de crise pour la salle de réhabilitation. Les infrastructures ont aussi connu une amélioration. C’est ainsi qu’il a été créé un centre pour enfants et adolescents en 2004 avec 12 lits. En outre un centre psychothérapeutique avait été ouvert à Kicukiro en octobre 2003 pour s’occuper des malades traumatisés par le génocide. Il a une possibilité d’hospitalisation de 8 lits. Le centre envisage augmenter les services en intégrant la prise en charge des usagers de la drogue et des toxicomanes.

En 2005, dans le cadre d’améliorer la qualité de soins, il s’est avéré nécessaire de créer un service de psychologie clinique pour répondre aux besoins de la population rwandaise traumatisée par le Génocide de 1994.

L’année 2005 a été aussi une année où l’hôpital a reçu un don d’une grande valeur : « une chapelle pour l’hôpital ». Cette Chapelle a été construite par le Frère Supérieur Général des Frères de la Charité, Frère René Stockman, et l’a accordé à l’hôpital comme don. C’est une très belle chapelle pouvant contenir plus de 200 fidèles. Les Cérémonies d’inauguration de cette maison pour Dieu ont eu lieu le 25 Décembre 2005 en présence des malades hospitalisés (améliorés) et du bienfaiteur le Révérend Frère Supérieur Général. La messe de bénédiction a été présidée par l’Abbé Bosco, Recteur du Petit séminaire et les chants d’action de grâce furent majestueusement exécutés par la chorale de l’hôpital ; « chorale sainte Jeanne d’Arc ».

>Le 23 Décembre 2008, le service de prise en charge des malades mentaux atteints par le VIH a été inauguré officiellement en présence des représentants du Trac Plus, de ICAP et ceux de SCPS. Le besoin de créer un tel service est né du fait qu’il y’ avait un grand nombre de malades mentaux qui venaient se faire soigner à l’hôpital neuropsychiatrique alors qu’ils suivaient un traitement anti-retro-viraux. Au total 63 patients sous ARV ont été hospitalisés pour maladie mentale en 2008. Quand ils étaient en hospitalisation à l’hôpital psychiatrique, ils courraient le risque de rupture de leur traitement ARV car l’hôpital de Ndera n’avait pas encore l’accréditation de donner les ARV.

Devant les problèmes de malades mentaux vivant avec le VIH, la direction et le personnel de l’hôpital de Ndera aidés par le Ministère de la santé et le centre international de traitement du VIH (ICAP) ont ouvert un service VIH/SIDA à l’hôpital de Ndera. Aujourd’hui, l’intégration de la prise en charge VIH/SIDA dans les soins de santé mentale est une réalité.

Depuis Décembre 2008, l’hôpital a obtenu une aide de la coopération belge pour construire un service de neurologie afin de séparer ce service avec le service de psychiatrie. L’ouverture officielle a eu lieu le 18 Septembre 2009 en présence du Révérend Frère Supérieur Général des Frères de la Charité, Mme la Secrétaire Permanente au Ministère de la Santé et la Maire du District de Gasabo. Le service de Neurologie compte 24 lits.

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